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L’art de la réforme est un art difficile,
il n’en reste pas moins nécessaire.
L’aune d’un ralentissement de la croissance mondiale, n’est
pas de bon augure pour l’assainissement des finances publiques.
Les déficits de l’Etat, de la sécurité sociale
et des collectivités locales ont représenté 2,7%
de notre PIB en 2007 et ils pourraient flirter selon les instances européennes
avec les 3 % à la fin 2008. Il faut donc réussir l’exercice
périlleux d’être capable de réduire ce déficit
et de mettre en place une politique opportuniste qui nous permette de
profiter à plein de la croissance au moment où l’économie
mondiale repartira.
Puisque notre déficit est profond et structurel, à un empilement
de dispositions éparses et de grandes mesures qui se suivent, il
faut privilégier une démarche de synergie des réformes
c'est-à-dire agir dans des domaines différents mais avec
le même but, c’est notamment l’objet essentiel de la
Réforme Générale des Politiques Publiques. Dans cette
perspective le Gouvernement a engagé une revue systématique
des missions de l’Etat, de leurs modalités d’exercice
ainsi que de l’efficacité des politiques conduites.
L’ampleur de ce travail va nécessiter plusieurs conseils
de modernisation. L’ensemble des réformes sera ensuite traduit
dans le projet de loi de finance, présenté en septembre,
qui portera, à l’instar du standard de nombreux pays européens,
sur trois années (2009, 2010, 2011) pour la première fois,
avec en ligne de mire comme l’a prévu le programme présidentiel,
un retour à l’équilibre des comptes publics en 2012
et au plein emploi.
Il s’agit de réorganiser l’administration afin de
rendre le meilleur service possible aux français au meilleur coût.
C’est cette logique qui opère au sein de la mise en place
d’une administration fiscale unique pour calculer et recouvrer l’impôt,
d’un interlocuteur unique pour l’indemnisation et le placement
des demandeurs d’emploi, de la réforme de l’organisation
judiciaire ou du lancement d’un vaste plan contre les fraudes.
Réduire le poids de nos dépenses publiques aujourd’hui,
c’est garantir le potentiel de nos investissements de demain, c’est
redonner à l’action de l’Etat toute sa force et son
efficacité, c’est enfin rendre à la politique les
moyens et la liberté de son action.
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Il est des matins qui ont une saveur singulière,
la libération d’Ingrid Betancourt inonde
les cœurs de tous ceux qui y ont patiemment œuvré d’un
immense bonheur, et au-delà, de toutes les personnes qui ont été
touchées par le destin de cette femme d’exception.
Cette libération, c’est la victoire
de la démocratie sur la terreur, c’est la concrétisation
d’un espoir jamais démenti.
Je tiens à partager ce grand moment d’émotion et de
joie avec tous les Bisontins, qui comme de très nombreux Français,
se sont fortement mobilisés dans cette action.
Je remercie les autorités colombiennes et je salue l’implication
sans faille du Président Nicolas Sarkozy aux côtés
de la famille d’Ingrid.
Il nous reste désormais à faire libérer tous les
otages prisonniers des FARC et à faire que le vœu si cher
à Ingrid «no mas secuestros » devienne une réalité.
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I
N V I
T A T
I O N
Françoise BRANGET, Jacques GROSPERRIN,
Députés du Doubs et Michel RAISON, Député
de la Haute-Saône vous convient à participer à un
:
Grand débat public «
OGM »
Le lundi 23 juin 2008 à 20 h
au centre d’activités et de loisirs
à Ecole-Valentin
Avec la participation exceptionnelle de :
• Jean BIZET,
Sénateur, Rapporteur de la loi au Sénat
• Marc DUFUMIER,
Professeur d’agriculture comparée, membre du comité
de veille écologique de la Fondation Nicolas HULOT
Vos questions seront les bienvenues…
J’ai souhaité organiser ce grand débat car le projet
de loi adopté par le parlement et plus généralement
les Organismes Génétiquement Modifiés suscitent de
nombreuses interrogations légitimes.
Contrairement à ce que l’effervescence médiatique
a pu laisser croire, l’ambition du texte de loi va bien au-delà
du « pro » ou « anti » OGM, il instaure un mode
de gouvernance dans la sécurité et la transparence des OGM
sur notre territoire.
Mettant en œuvre les recommandations du Grenelle de l’environnement,
le projet de loi vise à transcrire dans le droit français
une directive européenne de 2001 adoptée sous le Gouvernement
de Lionel JOSPIN et son Ministre de l’écologie Dominique
VOYNET.
Ce qui met fin à des années de tergiversations et d’hypocrisie
et nous évite de payer une amende à l’union européenne
de 38 millions d’euros et une astreinte journalière de 360
000 euros. Le texte adopté est équilibré et dépasse
de simples contingences financières.
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